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Bras de fer gouvernement-syndicats: le pouvoir capitule!

le 20/02/2017 à 19h43

Après deux semaines de grève du système éducatif, on tendrait vers sa fin, qui marquera de facto la reprise des cours. Ceci à la grande satisfaction des enseignants et des élèves mais aussi des parents d'élèves. Un accord serait sur le point d'être signé entre le gouvernement et les syndicats. Selon la cellule de communication du gouvernement.

Cet accord, une fois signé marquera l'épilogue du bras de fer qui avait mis aux prises le gouvernement et les syndicats. Mais comment en sommes nous arrivés là? Tout à débuté par un simple cri de colère d'une cinquantaine d'enseignants vacataires ayant échoués au concours de recrutement des cinq mille enseignants pré-universitaires et professionnels, organisé par le gouvernement guinéen.

Ces enseignants qui estiment s'êtres sacrifiés pendant plus de 5 ans pour donner des cours, disent s'opposer à la décision de l'Etat de leur mettre à la touche sous un quelconque prétexte. Ils voient cela comme une injustice de l'Etat qui ne reconnait ni leurs efforts ni leurs sacrifices. Pour eux, il n'en n'était pas question de se laisser faire. Il fallait donc vite réagir. En furie, ils font un sit-in devant les locaux de la primature. Pendant plusieurs jours, ils manifestent pour exiger leur intégration sans condition à la fonction publique.

Le mouvement gagne plusieurs établissements scolaires et universitaires de Conakry et de l'intérieur du pays. Les enseignants désertent les classes, provoquent la colère des élèves qui ne recevaient plus de cours. Ces derniers aussi se mêlent à la danse pour réclamer le retour des enseignants. Pendant plusieurs jours, l'école guinéenne devient le théâtre d'une violence extrême et de pagaille.

C'est le moment que choisirent les syndicats pour lancer un préavis de grève qui s'est terminé par une grève générale illimitée dont le mot d'ordre a été lancé le 6 février 2017. Voyant le sérieux de la chose, le gouvernement entame tout de suite des négociations avec les syndicats.

Au même moment, sur le terrain la situation est tout autre. Le peuple s'impatiente, une grande majorité finit par se joindre au mouvement. La grogne paralyse le pays. On annonce des mouvements de grandes envergures.

Pour les étoffer, le gouvernement anticipe en donnant deux semaines de congés. Mais ce n'était qu'une fuite en avant. Car cela pas arranger les choses. Parce que la fin des congés n'a pas permis la reprise des cours. Décidés, les syndicats maintiennent leur grève.

Le gouvernement qui, en complicité avec l'autorité, voulait jouer aux montres est tombé dans son propre piège. Il se voit obliger de revoir sa copie. Une rencontre est organisée, à cet effet, à sékoutouréya. Mais les résultats de celle-ci sont improductifs. Car au sortir de la rencontre les syndicats étaient plus en colère que contents. Ils décident alors de durcir le mouvement.

Le dos au mur, désormais, le pouvoir est obligé de lâcher du lest. Il finit par capituler. Car, un compromis aurait été trouvé et devrait être traduit dans un accord officiel, signé des deux parties aujourd'hui. Si l'on en croit évidemment à la cellule de communication du gouvernement.

Sidafa Keita pour kibanyiguinee.info

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