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Négociations gouvernement-syndicats: après les "élèves", le " professeur" aussi échoue

le 17/02/2017 à 17h19

Les négociations entre le gouvernement guinéens et les syndicats sont dans l'impasse. La rencontre avec le président de la République, mercredi 15 février 2017, a été un fiasco. Aucun compromis n'a été trouvé. La grève lancée, il y a 20 jours, va continuer au grand dam des parents d'élèves.

Ce mercredi 15 février 2017, tous les projecteurs sont braqués sur sékoutouréya. Les négociations entre gouvernement et syndicats lancées depuis des jours, n'ayant pas abouties, sont transférées au palais de la présidence. Le principal locataire et numéro 1 du pays prend les commandes des négociations. Alpha Condé a décidé de prendre le relai de ses subordonnés qui ne parviennent pas à trouver de compromis. Cette rencontre entre le chef de l'Etat et les syndicats est perçue comme l'ultime chance de sortie de crise. Elle a duré plusieurs heures sans qu'aucun compromis réel ne soit trouvé.

Les principaux points d'achoppement sont l'indice indiciaire et la situation des enseignants vacataires. Ces derniers, Condé a suggéré de recruter ceux qui ont fait huit ans d'enseignement, les syndicats eux, disent cinq. En dépit donc de cette fameuse rencontre, les discussions n'ont pas fait bouger les lignes.

Le lendemain, les mandataires après avoir rendu compte à leurs mandants à la bourse du travail, ont décidé de durcir le mouvement. C'est dire que, enseignants et élèves devront patienter encore à la maison.

Qui du gouvernement et du syndicat lâchera-t-il du lest? Malin sera celui qui s'aura répondre à cette énigme. Car, à ce jour, les tensions semblent atteindre leur paroxysme. La situation devient de plus en plus inquiétante. Puisque l'implication du premier magistrat du pays n'a pas pu faire bouger les choses. Tout comme ses "élèves", le "professeur" aussi à échoué. Sa rencontre avec les syndicats a accouché d'une souris. L'espoir tant suscité s'est écroulé comme un château de cartes.

Et jusqu'au moment où l'on mettait en ligne cet article, la situation était tendue. Au 20ème jour de grève, les "oiseaux gendarmes" continuent de se palabrer au sommet de l'arbre alors que l'avenir de leurs "petits" est en jeu.

L'éducation est l'un des secteurs pauvres de l'administration guinéenne. Les enseignants sont relégués au dernier plan. Ils travaillent dans des conditions exécrables  et n'ont aucun plan de carrière. Avec des salaires (moins de 2 millions gnf) dérisoires, ils sont obligés de faire la navette entre plusieurs établissements scolaires et universitaires pour joindre les deux bouts.   

Quant-aux étudiants, ils étudient dans des conditions indescriptibles. Après plusieurs années passées sur le banc, ils sont jetés dans le marché de l'emploi qui demeure très exigeant. N'ayant pas la formation requise pour l'affronter, ils ont le choix entre faire du "chômage déguisé" (ndlr, c'est faire un travail autre que ce qu'on a étudié) pour survire ou rester dans le chômage.   

Aminata Diallo pour kibanyiguinnee.info

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